
crédits photo: ©Alexia Linn
Je m'appelle Stéphanie Barbetta et je suis une artiste pluridisciplinaire italo-suisse basée à Genève. Je conçois des portraits in situ et j'ai créé deux séries photographiques pour lesquelles vous pouvez me contacter: d'une part, une série sur les maisons vides (Empty home, publiée aux éditions Georg, portrait du Temps du 26 mars 2026) dans laquelle j'accompagne en portraits photographiques les personnes qui doivent quitter un lieu de vie juste avant de restituer les clefs afin de donner corps à cet espace de résonance entre l'apparent vide et le sentiment d'appartenance et d'autre part, une série sur l'enfance et le récit de vie que l'on a besoin de réécrire en gestes (Porter son enfance sur soi et voir ce qui naît) qui permet aux personnes participantes de recréer par les matières, les couleurs et les objets une alternative à un récit de vie qui semble être bloqué.
En-dehors de ces séries spécifiques, je propose des services photographiques dans des moments clefs de la manifestation de rue aux moments de vie intimes qui marquent une vie par leurs exceptions ou au contraire par leur quotidienneté (de la photographie d'unions, de séparations et de naissances).
Je suis une photographe et une poétesse centrée sur la question des deuils, des naissances et des transitions. Mes recherches en photographie, en poésie ainsi qu'en performance partent toujours d'une nécessité de nommer par un autre langage une sensation inexprimée, enfouie ou trop présente pour se manifester dans son évidence nue. Ma démarche se souhaite cathartique et ludique.
J’ai toujours trouvé dans les mots et dans les images un refuge, comme un second abri que j'ai suffisamment appris à connaître pour vous proposer des expériences élaborées visuelles et textuelles.
Ma recherche s'inscrit dans un courant de pensée que j'ai élaboré qui est celui que je nomme Traum-a, entre rêve (Traum) et traumatisme, afin d'accueillir les phases de vie qui paraissent flottantes et insaisissables. Les mots matérialisent les sensations et tissent une peau qui se dépose hors de ma bouche sur des pages. Il en va de même avec les images perçues ou projetées. Dans ces deux espaces, j'offre un espace de résonance au sens d'Hartmut Rosa, d'écoute, de soin et de sublimation artistique.
Mon parcours:
J’ai étudié les Lettres à l'Université de Genève pour me saisir à travers des textes ainsi que pour pénétrer et analyser le langage des autres, dans leurs chemins sombres et leurs contournements. Or, je m’attachais de plus en plus à des styles d’écriture, comme à des individus, car je sentais une parole authentique qui dévoilait des terres intérieures riches.
Mais le corps manquait à mes études. Le théâtre m’a fait réaliser que mon corps parlait davantage que mes mots dans un langage que personne ne pourrait traduire, y compris moi. La danse et l’interprétation esquissent des mouvements singuliers. Les partitions peuvent se reproduire indéfiniment, mais l’incarnation change à chaque fois et c’est cette unicité qui m’anime.
C'est ce que j'utilise dans mes séances photographiques et dans mes ateliers d'écriture et d'arts vivants.
Au cours des formations professionnelles d’actrice au Conservatoire de Genève et à l'école supérieure des Teintureries de Lausanne, les rencontres avec les artistes tel.les que Frédéric Fonteyne, Gian Manuel Rau, Emilie Blaser, Marco Cantalupo, Olivier Dubois, Jean-Baptiste Roybon et Massimo Furlan ont creusé des sillons intérieurs riches. C'est en 2020 que mon travail photographique commence à être remarqué (il reçoit des prix et est exposé sur la scène internationale; cf. expositions et publications) et à la même année mes textes trouvent le chemin de maisons d'édition dans des revues et dans des concours.
Le corps dans l'espace revêt un caractère essentiel pour moi.
Mes influences visuelles convergent tout autant vers Sophie Calle qui transcende l'espace privé par l'immersion du public que vers Spencer Tunick qui sature l'espace public d'une foule d'individus, brouillant ainsi la frontière du privé et du public.
L'art auquel j'identifie ma pratique laisse une place équivalente aux lieux, aux objets, à la lumière et à la personne, que cet art soit photographique, performatif, chorégraphique ou théâtral.
J’ai créé le projet substance brute à partir de ce que j’appelle le Traum-a, un lieu entre le rêve et le traumatisme. Il en résulte une matière brute, non-altérée, réunissant mes créations dans divers domaines artistiques.
Si mon parcours fait écho à votre recherche, contactez-moi et je serai heureuse de vous lire et de prendre le temps de vous rencontrer.